NOUVEAUX TESTS DIAGNOSTIQUES

Diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde (PR)

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est le rhumatisme inflammatoire chronique le plus fréquent chez l’adulte.

Sa prévalence en France est d’environ 0,3 % (supérieure dans le sud-est) et son incidence, de 8,8 nouveau cas / 100 000 habitants / an.

Elle atteint 4 femmes pour un homme et débute généralement entre 45 et 65 ans.

Le diagnostic doit être le plus précoce possible car nous savons aujourd’hui qu’un traitement de fond instauré tôt peut contrôler l’activité de la maladie et freiner l’atteinte structurale.

La décision de mise en route de ce traitement repose sur le degré d’activité évalué par l’intensité du syndrome inflammatoire (VS, CRP), l’existence d’érosions osseuses initiales et la présence dans le sérum de facteur rhumatoïde (FR) et d’Ac antiCCP ( Cyclic Citrullinated Peptide ) ou Ac anti-ACPA ( AntiCitrullinated Protein Antibody ) remboursés par la SS  et cotes B60.

Les critères diagnostiques de la PR avaient initialement été établis par l’ACR en 1987 et ils ne prenaient en compte comme marqueurs biologiques, que la présence de FR.

Ils ont été révisés en 2010 par les Collèges américains (ACR) et européens (EULAR) et incluent cette fois les Ac anti-ACPA (anti-protéines ou peptides citrullinés). Ces critères s’adressent à des patients ayant au moins une synovite, qui ne serait pas expliquée par une autre pathologie

Les Ac anti-ACPA ont une bonne valeur prédictive de PR et ils peuvent apparaître avant les symptômes cliniques.

Par ailleurs, ils sont un facteur de mauvais pronostic : le risque d’érosions est augmenté chez les patients ayant des Ac anti-ACPA au diagnostic.